zaterdag, 16 mei 2015

Frankrijk (Hesdin) 16/5/15

1858, grotte de Massabielle, Lourdes : Bernadette Soubirous, 14 ans, voit la Vierge. Et pas qu’un peu : le phénomène lui apparaîtra 18 fois en l’espace de six mois. Dès lors, vont fleurir un peu partout dans le monde des répliques de la grotte de Lourdes, lieux de pèlerinages satellites de la maison-mère. Hesdin ne fait pas exception. Le 6 juillet 1891, après un an de travaux dirigés par Clovis Normand, la grotte est érigée, adossée à la nef de l’église.

Jeannick Caron, Hesdinois et rédacteur en chef de « Regard en Marche » précise la particularité de l’édifice : « Je n’en connais pas ailleurs, dans la région du moins, de cette grandeur. Elle est aussi constituée de blocs de grès véritables, d’un poids hors du commun. » Le doyen Condette, initiateur du projet, faillit d’ailleurs périr sous un bloc de pierre lors de la construction de l’édifice. Six mètres de largeur pour 8 de profondeur et 6 de hauteur, la réplique en impose au visiteur. Une partie des pierres viendrait d’ailleurs de Lourdes.

La grotte est tapissée de plaques de marbre d’offrandes et de remerciements, qu’on appelle les ex-voto. Le plus ancien date de 1891, le plus récent de 1965 : « Une grande partie date de la guerre 14-18, la pratique religieuse était alors importante. On remerciait d’être revenu vivant de la guerre. » On témoigne aussi d’une guérison « obtenue, miraculeuse, inespérée ».

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Aujourd’hui, la grotte a toujours ses adeptes. Les visiteurs viennent parfois de loin, de l’Est de la France ou de la Belgique. Ghislaine Cornet, bénévole pour l’association diocésaine, témoigne : « On vient beaucoup en mai, les étudiants s’y rendent pour les examens, on prie pour la réussite au permis de conduire. » Autres temps, autres mœurs.

Chef-d’œuvre en péril

L’Association pour l’Église Notre-Dame d’Hesdin, présidée par Michel Dransart se mobilise depuis 2009 pour la sauvegarde de l’édifice. L’un de ses combats est la préservation de la grotte. Emmanuel d’Hautefeuille, secrétaire de l’association, explique le danger qui la menace : « La grotte est un rajout, accroché aux piliers de l’église, son arrière est à l’aplomb de la Canche. » Le poids des pierres et l’humidité ont fait leur œuvre : fissures, affaissement, plafond en ruine. Où en est-on ? « Les Bâtiments de France imposent de refaire tout à l’identique, y compris les plafonds du XIXe siècle. Nous n’avons pas le droit non plus de boucher les fissures. Tout ça coûte donc une fortune, hors de portée du budget de l’association. » La construction d’une porte vitrée coupant le froid et l’humidité, a permis, avec l’aide la précédente municipalité, la réouverture du site au public en 2013, « un travail remarquable », selon Emmanuel d’Hautefeuille. Un cataplasme sur une jambe de bois ?

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20:55 Gepost door Hilda-Gertrude | Permalink | Commentaren (0) | Tags: frankrijk |  Facebook |

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